Cycles Khelys : l’interview.

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1er mai 2021.
Pour la fête du travail, on est allé rencontrer un sacré travailleur : Cycles Khelys.

Il a travaillé dur sur nos deux petites montures qu’il nous a confectionnées sur-mesure dans son atelier vosgien. Après une sortie bien humide pour tester nos vélos, on s’est posé au lac de Blanchemer, en pleine nature, pour parler de son projet, de sa vision, des secrets de l’industrie, et pour profiter de son expertise afin de recueillir quelques conseils de Rookies.

Retour sur notre entretien avec Cycles Khelys, un artisan aussi engagé que passionné (et passionnant).


SOMMAIRE :
Page 01 – Le vélo, simple vecteur d’indépendance.
Page 02Passer pro. Et s’échapper du peloton.
Page 03Les Cycles Khelys.
Page 04Conseils pour Rookies.

Le vélo, simple vecteur d’indépendance.

Est-ce que tu pourrais te présenter brièvement ?

Je m’appelle Yann Babelian, j’ai bientôt 32 ans. Je suis un Francilien qui a déménagé dans Les Vosges. Je pratique le vélo depuis… toujours ! Et ça fait une dizaine d’années que je travaille dans le monde du vélo.

Comment le vélo est entré dans ta vie ?

À mes yeux, ce qui rend populaire le vélo, c’est que c’est un peu notre premier accès à la liberté, à l’indépendance. C’est une mécanique simple, accessible à tout le monde. C’est vraiment un outil qui permet de se déplacer rapidement, en démultipliant la marche, et dès le plus jeune âge !

C’était mon premier vecteur vers l’indépendance : pour aller voir des copains, s’évader, etc.
Et j’ai découvert qu’on pouvait faire des petits sauts avec vélo, qu’on pouvait aller au skatepark… Alors je suis entré dans un club de BMX Race, quand j’avais environ 11 ans, pour finalement participer à des compétitions nationales et internationales en grandissant.

Aujourd’hui, j’estime que le vélo permet tout simplement de faire entrer du sport dans son quotidien.
Par exemple, quand j’habitais à Paris, je me souviens avoir vu des gens se précipiter pour prendre l’escalator et s’enfermer dans des salles de sport climatisées. Alors que moi j’étais tranquille, sur mon vélo, à faire une activité physique quotidienne, juste en me déplaçant !

Avais-tu décidé jeune que tu voulais travailler autour du vélo ? Ou est-ce que ça s’est fait un peu par hasard ?

Quand t’es au lycée, en seconde, on te demande déjà de choisir ce que tu veux faire plus tard. Moi j’adorais simplement dessiner, concevoir des trucs… Et puis il s’avère que j’étais pas trop mauvais en maths, en physique, etc. Et à côté de ça, évidemment, j’adorais le vélo. J’ai mélangé tout ça, et je me suis demandé ce qui me ferait vraiment kiffer même si je devais bosser dessus quarante heures par semaine. Et ce qui en est sorti c’est : dessiner des vélos. J’avais déjà identifié l’école, l’Université de Technologie de Compiègne, qui à l’époque était la seule à proposer un diplôme d’ingénieur avec une spécialisation dans le design industriel.



En France, on fait la distinction entre designer et ingénieur. Alors qu’en anglais “design” ça veut juste dire “concevoir”. Et pour moi ça ne fait pas vraiment sens. Par exemple, pour une voiture il y a un châssis et une carrosserie, qui sont deux éléments distincts. La châssis soutient le conducteur, tandis que la carrosserie l’englobe. C’est pour ça que dans l’automobile (ndlr : et donc dans les écoles), on va avoir d’un côté le designer, qui est presque un artiste qui va dessiner la carrosserie. Et de l’autre, l’ingénieur qui va faire ses calculs de structure dans son coin.  Alors qu’à vélo, tout est mélangé, tout est apparent ! Sa simplicité est en fait sa complexité. Du coup, il y a plein d’astuces et de mécaniques à trouver pour que ça soit beau, sobre, facile d’entretien, fonctionnel, maniable, économiquement viable, etc.

Tout ça me plaisait beaucoup, j’ai eu mon diplôme d’ingénieur, et j’ai commencé à travailler dans le vélo ! 

Du bmx au fixie, en passant par le vélo de route, le velotaff et bien sûr le gravel et le bikepacking, une seule chose m'anime : photographier et partager mes aventures.

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