Comment s’équiper pour 1000km de bikepacking ?

Le séjour

Sur mon guidon et mon cadre se trouvaient tous les objets du quotidien qui se devaient d’être facilement accessibles. Que ça soit par nécessité ou par divertissement.

C’était divisé principalement en deux sacoches : une sacoche de cintre, et une sacoche de cadre.

La sacoche de cintre

La sacoche de cintre est une sacoche “porte-bidon” qui est initialement pensée pour avoir de la nourriture ou une boisson à portée de main. Mon utilisation de cette sacoche a été d’y ranger mon appareil photo (un Fujifilm XT2 avec un objectif 35mm), afin de pouvoir le sortir facilement dès que nécessaire. Il en existe des dizaines sur le marché, mais j’ai choisi la Chuckbucket d’Oveja Negra pour une raison simple : elle dispose d’une petite poche en mesh sur l’exterieur dans laquelle on peut ranger un téléphone, un paquet de mouchoirs, des lunettes, etc. De plus, elle est très stable et bien maintenue, avec un système pensé pour pouvoir l’ouvrir et la fermée d’une seule main.

La sacoche de cadre

Encore une Ortlieb. Fiable, imperméable, robuste et stable. Seul petit bémol : je regrettais l’absence d’un petit système de rangement à l’intérieur pour pouvoir compartimenter un peu mieux mes objets à l’intérieur. A cette sacoche venait s’accrocher ma petite enceinte Bose pour la musique. Étanche, puissante et avec une bonne autonomie, elle m’a tenu bonne compagnie pendant ces 1 100 kilomètres solitaires 🎶

A l’intérieur de la sacoche, se trouvaient tous mes objets du quotidien :
– Porte-feuille
– Masque et mouchoirs
– Livre
– Lunettes de vue
– Appareil photo jetable
– Kit de réparation (détails ci-dessous)
– Cadenas (détails ci-dessous)
– Batteries externes (détails ci-dessous)

Le kit de réparation

Il s’agit bien évidemment de la pochette qu’on espère ne jamais avoir à ouvrir. Dans le doute, elle était quand même rangée dans ma sacoche de cadre pour être à portée de main. En cas de galère, la dernière chose qu’on a envie d’avoir à faire c’est d’avoir à chercher ses outils au fond d’une sacoche inaccessible.

Mon kit de réparation était simple : trois chambres à air, trois démonte-pneus, une mini-pompe et un multi-tool. En théorie, ça devrait suffire en cas de problème pas trop dramatique. Mais j’ai tout de même acheté du lubrifiant en chemin, inquiet à l’écoute du grincement désagréable de ma chaîne après des kilomètres dans la poussière et des heures de nuits humides.

Mention spéciale pour mon multi-tool, le Blackburn Wayside.
Premièrement, il est très complet avec ses 19 outils (clés allen, couteau, tournevis, dérive-chaine, etc.). Mais ce qui a fait la différence, c’est que les clés allen sont détachables du multi-tool. Offrant donc une bien plus grande facilité d’utilisation.

Le cadenas

LA question que beaucoup se posent : comment assurer la sécurité de mon vélo sans m’alourdir avec un cadenas de 25 kilos ?

Croyez-moi, je suis un giga-parano du vol. Je suis le genre de mec à attacher mon vélo dans le train, ou à choisir ma table au restau pour toujours avoir un œil sur ma précieuse monture.

Et pourtant, en bike-trip je ne pars qu’avec un micro-cadenas “ficelle” à code. Parce que finalement, même si on dort dehors, même si on a toute notre vie accrochée dessus, le risque de vol est relativement faible.

Le but du cadenas “ficelle” est d’empêcher les vols que j’appelle “opportunistes”. En gros, un vélo pas attaché qu’il suffit de saisir pour s’enfuir avec. Certes le cadenas ficelle représente le niveau zéro de la sécurité, mais au moins il empechera un vol opportuniste le temps que vous vous ravitailliez dans une épicerie. Et il est assez peu probable que votre vélo croise le chemin de quelqu’un qui se balade avec une pince coupante sur lui. Ou alors vous avez VRAIMENT la poisse.

Quant aux nuits passées dehors, je dors littéralement au pied de mon vélo. En bon parano, je m’assure tout de même de mettre le plus d’obstacles possibles à un potentiel voleur : j’utilise le cadenas ficelle, j’accroche mes sacoches et les lacets de mes chaussures aux rayons de mes roues, etc. Bref, j’essaie de faire en sorte qu’un voleur n’ait pas d’autres choix que de faire du bruit et de me réveiller.

La cadenas que j’utilise est produit par ABUS. Il est incroyablement léger, compact et bien pensé. De plus, l’utilisation du code permet d’éviter de perdre une éventuelle clé.

Les batteries

Une autre question que l’on m’a beaucoup posé : comment gérer la recharge de tous mes appareils électroniques ?

Effectivement, entre le smartphone, le compteur, l’appareil photo, et les lumières, la gestion de l’énergie est une question primordiale.

Je suis donc parti avec deux batteries externes principales : Une de 20 000 mAh, capable de recharger mon téléphone sept fois en théorie. Et une batterie de 10 000 mAh qui avait la particularité de pouvoir recharger mon téléphone sans fil.

Tous les soirs, je rechargeais téléphone et compteur. Et dès que je passais dans un restaurant ou un hôtel, j’en profitais pour recharger les batteries externes. Ça n’était pas forcément nécessaire, mais ça me rassurait de savoir que mes batteries externes était à peu près pleines en permanence.

Par ailleurs, ma lampe avant a la spécificité de pouvoir également servir de petite batterie externe de secours au cas où. Cependant, il ne faut tout de même pas trop se stresser à ce sujet. N’oublions pas que je ne suis pas en un voyage à l’écart de la civilisation. Je n’étais pas en danger si jamais je me retrouvais à court d’électricité.

Enfin, petite astuce à tous les bivouaceurs : lorsque vous dormez dehors, pensez à mettre vos équipements électroniques dans une petite pochette que vous glisserez dans votre sac de couchage. Le froid déchargera vos batteries systématiquement, il est important de les garder au chaud ☀️

Le compteur & GPS

Pour une navigation détaillée et suivre mes performances, j’utilise l’excellent Wahoo Element Bolt. Moins cher que les leaders du marché, sa fiabilité et sa simplicité d’utilisation ont rendu mon biketrip vraiment confortable.

Mon process était simple : faire mon tracé sur Komoot, et l’exporter en deux clics vers l’application mobile Wahoo pour charger l’itinéraire sur le compteur. L’écran est en noir et blanc, ce qui je trouve limite plus lisible qu’un écran en couleur, car l’œil perçoit en un instant les informations importantes.

Le compteur peut fonctionner indépendamment du téléphone, ce qui permet de rester en mode avion et d’économiser de la batterie. Quant à l’autonomie du Wahoo, je l’estime à environ 09 ou 10 heures en usage permanent. Il se recharge en environ 1h30, et il semblerait qu’il est possible de le charger tout en l’utilisant.

Du bmx au fixie, en passant par le vélo de route, le velotaff et bien sûr le gravel et le bikepacking, une seule chose m'anime : photographier et partager mes aventures.

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