Définir le tracé de notre aventure No(r)way!

Nous y voilà. Le projet NO(R)WAY est lancé, vos réactions ont été superbes et on a pris un grand plaisir à répondre à tous vos encouragements, vos félicitations pour l’aventure et l’idée en elle-même… Deux Rookies qui partent à Bergen taper quelques selfies devant la carte postale de la petite maison rouge entourée de montagne est une chose, mais grimper sur nos vélos pour rejoindre Oslo en se tapant les 8400m de D+ en est clairement une autre. On le sait, on l’accepte et on se dit qu’il faut s’y préparer tout simplement. On assume pleinement notre position de “bleus” et on s’en sert comme d’une force, comme d’une opportunité de tout apprendre et de bien faire les choses tout en partageant toutes nos découvertes avec vous. Générosité avant tout !

C’est donc la pression qui frappe à la porte, celle de concrétiser les choses et de passer à l’étape suivante. Mais c’est quoi l’étape suivante ? Je suis persuadé qu’il existe différente manière de se préparer pour une aventure en bikepacking dont celle de ne pas se préparer… mais pour nous, pas question d’y aller à l’arrache et d’avancer au jour-le-jour.

L’importance de la map.

Ce sous-titre, sous-estime complètement la valeur de cette étape dans l’organisation. On parle ici de la fondation du projet, de la ligne de vie de l’aventure et potentiellement de définir à quoi va ressembler notre calvaire. Un tracé, c’est plus qu’une ligne qui relie le point A au point B, c’est la possibilité de s’offrir de la respiration, d’anticiper ce qu’il peut arriver et de définir plus ou moins ce que l’on va affronter. On le découpe, on le modifie, on l’allège, on le rallonge… Autant d’étapes cruciales.

Le tracé a un impact direct sur notre préparation physique ( sans pour autant dire que nous allons nous la jouer coureur pro ) et dans mon cas personnel, sur ma capacité à enquiller du D+. Si vous nous lisez et suivez depuis pas mal de temps nos aventures, vous avez dû voir que je ne suis clairement pas un ami des côtes, montées, ou tout ce qui me pousse à décupler mon effort… Moi je préfère le plat, donc il est clair et évident que connaître la route bien avant le départ va me permettre de mettre le doigt sur ce que je dois travailler et revoir sans prétendre, bien sûr, devenir le maillot à pois de la région.

Le tracé est aussi essentiel pour définir son équipement et le vélo avec lequel partir. On découpe nos journées et on se rend compte de l’effort à fournir en le comparant également avec ce que l’on prévoit d’emporter. Pour la faire plus simple ? Est-ce que je joue le minimaliste pour réduire au maximum le poids du vélo et donc mon confort dans l’effort ou bien est-ce que je modifie mon tracé pour pouvoir trimballer ma garde-robe. Dans notre cas, je pense que je vais clairement opter pour l’option 1, celle de prendre le strict minimum quitte à sentir un peu la croquette à la fin du voyage. Deso pour ceux qu’on va croiser 💁‍♂️

tracé no(r)way rookies

C’est la map que je préfère… c’est la maap !

Cette étape peut clairement être sautée et oubliée mais j’ai cette affection pour le papier qui me pousse toujours à commander des cartes. J’aime déplier la carte et galérer à la replier, découvrir les reliefs et faire semblant de suivre les chemins qui me mèneront jusqu’à l’arrivée. En vérité, naviguer avec une carte papier est un véritable challenge, clairement pas impossible, mais qui demande une préparation différente. Le digital et les outils qui existent désormais nous ont éloignés de ces techniques plus traditionnelles pour ne pas dire ancestrales. Comment lire une carte papier ? Comment repérer un chemin d’une route, anticiper un dénivelé ou bien estimer une distance ? L’envie de me focaliser uniquement sur le papier me tente mais pour un “premier” voyage, qui plus est en dehors de nos frontières, me semble un peu audacieux.
Alors comme beaucoup, j’achète cette carte comme un trophée de voyage, une trace physique de ce que je vais réaliser, sur laquelle je viendrais par la suite inscrire quelques souvenirs, moments forts et informations utiles.

Pour ce qui est de l’organisation de No(r)way, nous avons décidé de nous tourner vers Komoot, l’application de navigation et de cartographie qui nous accompagne dans pas mal de nos sorties au quotidien. Pour être plus précis encore, Komoot a décidé de nous faire confiance et de devenir un partenaire de cette aventure pour prouver la force de l’application et les avantages qu’elle apporte surtout quand nous sommes des débutants. On se lance donc dans la construction de notre aventure en rentrant un début ( Bergen ) et une fin ( Oslo ) et en choisissant notre moyen de transport : VTT.

Cela peut surprendre mais on a toujours aimé choisir “VTT” plutôt que “Gravel Bike” pour éviter au maximum les portions de route. Dans nos sorties quotidiennes, on apprécie de couper à travers les champs et d’emprunter quelques Single Track pour le plus grands bonheur de nos appareils photos. La différence entre les deux options se trouve donc dans le type de surface. Sentier, Chemin, Rue, Route, Nationale et piste cyclable… On peut facilement peaufiner son tracé en allant même jusqu’à s’intéresser aux différentes surfaces. Dans notre cas c’est très intéressant car avec le dénivelé et le poids du vélo pour tenir une semaine, on se doute qu’il va falloir avoir en tête tout cela. C’est à ce moment précis aussi que l’on comprend à quoi on se confronte… 461km, 8330m de D+ et un petit passage en ferry. Mon estomac fait deux tours sur lui-même et je commence à tourner de l’œil.

Check, check et re-re-check !

Je pense que tout est dans le sous-titre. Nul n’est parfait et votre premier tracé comporte forcément des passages à revérifier et surtout à modifier. Un sentier côtier ( interdit aux vélos ), une traversée en bateau ( qui n’est pas actif durant votre aventure ) ou bien simplement des portions que vous souhaitez éviter… Komoot va vous permettre d’en savoir suffisamment pour arranger les choses et même les embellir car la plateforme vous proposera de découvrir ce qu’ils appellent “Les Incontournables”, des lieux empruntés par d’autres personnes qui sont souvent accompagnés de quelques photos. Pour notre trip en Norvège, il est vrai que je me suis pas mal servi de cela pour m’assurer de l’aspect du paysage ou bien quand il s’agissait de trouver un refuge ou un endroit sympa pour bivouaquer.

Notre seconde technique mais qui n’est sûrement pas homologuée par les experts c’est de passer en vue satellite et de se rapprocher au maximum pour essayer de s’imaginer ce que sera le tracé. Bon, il est vrai qu’on ne peut pas garantir du résultat surtout quand vous devez tenir compte de la météo, mais je crois qu’inconsciemment une partie de moi à besoin de ce “check” pour se détendre un peu. Et puis, il y a la dernière option qui vous fera ouvrir en parallèle un onglet de votre navigateur pour tenter le coup du “Google Street View”… Là c’est clairement la peur qui me fait agir mais elle sera freinée par le peu de portions visibles avec l’option. Je claque des dents, mon ventre grogne, je reviens sur Komoot pour reprendre les choses sérieuses. #CertifiéRookie

Organiser et enrichir son tracé.

Si nous faisons un rapide point à ce stade, nous avons donc une trace GPS en VTT qui part de Bergen jusqu’à Oslo, réarrangée en fonction de nos envies et vérifiée comme il se peut avec les outils de la plateforme… Parfait, nous n’avons plus qu’à organiser le voyage en fonction du nombre de jours que nous avons et planifier comme il se doit les différents stops. Komoot Premium nous offre la possibilité de prendre le tracé et automatiquement le diviser en un nombre de jours en tenant compte des auberges ou lieux qui pourraient nous servir pour passer une nuit convenable. Autant vous dire qu’avec ma casquette de “novice”, j’active directement la fonctionnalité et que je me précipite sur les options d’hébergement pour être sûr de mon coup.
La sortie de Bergen nous offre à première vue pas mal de possibilité avec des gîtes et des auberges qui pourront nous permettent de souffler et de trouver du confort mais très vite ( à partir du 3ème jour ) je me rend compte que nous traversons un genre de No Man’s Land où seul un refuge “alpin” semble apparaître. C’est donc dans cette partie que nous allons devoir sortir le bivy et serrer les fesses pour passer une nuit tranquille, au chaud. Cette fonctionnalité de Komoot se révèle très importante et nous fait gagner un temps incroyable sur notre organisation, on établit des étapes journalières de 65km avec 1700m de D+ en moyenne sur les premiers jours et un peu moins de 1000 sur les derniers. Notre plus gros défi étant cette troisième journée de vélo avec 50km à faire pour 1900m de D+. Pour beaucoup, il s’agit d’une rigolade ou de quelque chose de pas si compliqué, mais pour ma part ma première réaction a été de calculer : “ Si on marche à côté du vélo à une vitesse de 4km/h… Il nous faudra 13h pour y arriver… Donc il faut décoller à 7h le matin.”

Diviser son tracé c’est aussi anticiper les points de ravitaillements qui vont être cruciaux ! Nous avons fait le choix de ne pas nous surchager donc hors de question de trimballer l’équivalent d’un frigo dans mes sacoches. L’idée est de prévoir ce qu’il faut pour rouler et un repas chaud pour le soir si nous ne pouvons pas avoir de gîtes ou d’auberges. Les shops, supérettes et toutes sortes de vendeurs ambulants doivent se prévoir et être annotés quelque part, que ce soit pour des besoins de nourritures mais aussi mécaniques, sanitaires ou médicaux, car ce n’est pas une fois au milieu de nulle part avec un énorme blessure en travers de la jambe qu’il faudra vous poser la question “Où est-ce que je peux trouver un pansement ?” De même qu’après des heures sans voir un magasin avec la faim au ventre vous ne soyez forcé de commencer à manger des feuilles ( j’ai vu Into the Wild, je suis tellement pas malin que moi je meurs certainement dès le premier jour en mangeant une fleur sur un rond-point… ).

Bref, à ce stade votre tracé est prêt, découpé, enrichi et annoté pour une aventure clé en main. Il n’y a plus qu’à monter sur votre vélo et à pédaler… sauf qu’on est des vrais Rookies et qu’on préfère la jouer “safe”

La SOS Map ou le Plan B.

Avoir une trace c’est bien ! En avoir deux c’est encore mieux. L’idée n’est pas de passer des semaines à remettre en question votre itinéraire mais plus de vous offrir un confort avec des échappatoires, des plans B ou bien des SOS Map comme j’aime les appeler. Il s’agit simplement d’un itinéraire qui peut vous mener à une ville proche où vous trouverez une gare, un magasin, un hôtel… Ou bien d’un itinéraire pour aller à votre point d’arrivée en évitant les zones trop montagneuses car vous n’avez plus la force… L’idée est ici d’utiliser Komoot afin d’anticiper différents scénarios et pour voir rouler son tracé initial sans le moindre doute, la moindre crainte etc etc. Car vous aurez tout pensé, préparé et planifié.

2 avis valent mieux qu’un.

Ceci est notre dernier conseil mais extrêmement important. Deux avis valent mieux qu’un ! En construisant notre trace, notre première réaction au moment de l’enregistrement était de se féliciter et d’imaginer ce qu’on allait vivre. Mais très vite, on repense à notre faible expérience et on se dit qu’il serait quand même bon de confronter notre projet à quelqu’un d’autre, une personne qui nous connaît, qui connaît notre niveau et qui à l’habitude de rouler à l’étranger et dans différentes conditions. C’est donc tout naturellement que nous avons envoyé la trace à tonton Gobert pour qu’il puisse nous dire ce qu’il en pensait. Sa réponse était simple…


Partenaire Officiel de l’aventure NO(R)WAY
Kit de presse: Logo | Espace presse Komoot

Véritable "Outdoor Enthusiast" comme ils disent si bien. 📷Photographe et passionné de micro-aventure, je découvre avec bonheur sur le tard le bikepacking et le monde du Gravel. 🚴🏻‍♂️

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