🚴 Dogpacking dans le Morvan

Genèse : on s’est dit qu’on allait profiter des quelques jours de congés début mai que nous avions Charlotte et moi pour partir pour la première fois en bikedogpacking avec Snatch notre labrador de 2 ans. Reste à savoir où. Il ne fallait pas partir trop loin donc le Morvan s’est révélé idéal. De nombreux chemins à travers les champs et les forêts, pas trop de routes à bagnoles. Après plusieurs ébauches de traces dont le fameux « 35% offroad ce n’est pas assez ». On finit par se mettre d’accord sur la trace qui sera une boucle au départ de Saulieu en utilisant une partie de la Grande Traversée du Morvan.

Tiiiit. Tiiiiiiiiit. L’heure du réveil. Je charge les vélos sous la pluie, il est 10h et nous voilà partis avec Charlotte et Snatch. Direction le Morvan, à Saulieu, où on se gare en face de la gendarmerie. Le temps est couvert, mais il ne pleut pas, c’est déjà ça. #positivism
Déchargement des bikes du porte-vélos, puis c’est le moment de la préparation… 12 sacoches au total à remettre sur les vélos, je ne vous cache pas que j’ai pris plaisir à le faire, car l’omnium avait gardé sa béquille double ! On file dans Saulieu trouver une boulangerie pour prendre un casse-croûte. Toutes fermées entre midi et deux… La tuile. On trouve une petite épicerie pour faire nos courses et l’aventure peut commencer.

Le Terroir Putain

La sortie de Saulieu se fait sous les nuages gris et nous guide sur le premier chemin. C’est une première pour Charlotte en Gravel, on enchaînera dans la journée plusieurs difficultés qui se passent plus ou moins bien (🪦RIP la paire de Stan Smith). Le terrain est gras, les ornières sont remplies d’eau, je lâche le chien pour qu’il fasse cette première portion en trottinant. Snatch trouve que c’est beaucoup plus rigolo de passer à travers les barbelés et de courir dans le champ à côté, pendant que Charlotte galère sur le terrain gras et met le pied dans les flaques. Rapidement, il revient dans le droit chemin (sans jeu de mots) et on sort de la première portion offroad.

On poursuit notre route vers la deuxième difficulté, une descente avec quelques (beaucoup) gros cailloux. Snatch est heureuse de marcher à côté du vélo, Charlotte un peu moins. Arrivés en bas, nous sommes dans un sous-bois et nous décidons de nous poser là, sur les quelques rochers qui serviront de sièges pour casser la croûte. Le terroir quoi ! #leterroirputain

J’avais repéré que la trace passait à travers une tourbière, Charlotte passe la première et finit par perdre l’équilibre et pose le pied non pas sur les planches qui servent de passage, mais dans l’eau… 🥶 La voilà avec un pied mouillé, puis quelques mètres plus loin son pneu se coince entre les planches. Le voyage n’est pas passé loin de s’arrêter là en pliant une roue toutes neuves. 💔 Vu l’heure, on décide de couper un peu par la route. On arrive dans un village, et saute sur l’occasion de trouver un cimetière pour se ravitailler en eau et faire une petite pause avant d’attaquer une jolie montée sous une averse. Objectif : une sapinière. Pour celle et ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, c’est une parcelle où l’on fait pousser les sapins pour les récolter pour Noël.
Les chemins sont un peu plus roulants et je peux prendre Snatch sur le cargo pour l’économiser. On arrive sur le bord du lac des Settons, il est presque 18h, je recalcule un itinéraire vers Montsauche-les-Settons pour trouver un Proxy, les oasis du Morvan dans cette région pour se ravitailler.

Du tonnerre à l’Apéro

Le soleil est là pendant que je fais les courses, le chien en profite pour se poser et dormir. Je coupe à nouveau la trace pour terminer juste avant Brassy à mi-chemin sur les deux jours, là nous trouvons un champ avec une jolie vue assez loin du chemin. J’entends le tonnerre gronder au loin, je regarde le radar météo et effectivement, il va y avoir un orage dans 20 minutes. On monte la tente, on se met à l’abri et on attaque l’apéro… Une petite heure passe et la pluie a cessé, on va pouvoir manger et Snatch aussi. Je fais chauffer l’eau pendant que Charlotte ouvre les lyophilisés, 1 minute plus tard Snatch a fini et est parti dormir comme nous, 10 minutes plus tard, c’est prêt. On prépare nos lits. Le chien fait un dernier tour dehors et pose sa pêche à l’Est. Une légende urbaine raconte que les chiens font toujours leurs gros besoins sur l’axe Nord Sud. 🧐
Nous voilà tous les trois couchés dans nos duvets (Note à moi-même : cette tente est beaucoup trop petite avec le chien.). Après une rapide estimation avec la balise gps du chien, Snatch a fait environ 15km… Je remappe un peu le lendemain pour faire un peu plus de route, même si le terrain n’est pas trop technique et ainsi couper la trace à environ 50km, sur les 65 prévus.

Le lendemain grand soleil, il faut environ une heure pour tout replier, Snatch est prête en 5 minutes, mais n’a rien foutu ! On arrive à Brassy où on se met en terrasse au soleil avant d’attaquer la journée : chocolat chaud et jus d’orange avec la brioche acheté la veille au proxy, il est 9h30.

On se remet donc en route le ventre plein, puis au détour d’un chemin, nous ne sommes plus vraiment sur la trace et on finit au milieu d’un terrain de paintball. Je décide d’aller voir, mais là où la trace passe, il n’y a pas de passage. On décide de rebrousser chemin, pour finir sur notre première séance de Hikebike de la journée puis on redescend en traversant une petite rivière avant de remonter de nouveau en (re) poussant nos vélos. On continue sur le même schéma, retraversant une rivière, mais à gué, Charlotte en profite pour mouiller de nouveaux ses chaussures. On a fait 9km en 1h 😱 J’en profite pour couper par la route qui longe la trace, puis à un croisement, je croise deux bikepackers qui était surpris de voir un chien sur un vélo !

À partir de ce moment-là, la pluie signe son retour et nous pousse à remettre nos vestes et à équiper également le chien de son manteau de pluie. Une heure plus tard, on s’arrête pour faire une petite pause sous quelques sapins, on croise également deux marcheurs qui nous indiquent que le chemin plus loin est barré et qu’à vélo celui-ci est infranchissable. NIIIIIIICE.

Nous continuons puis on arrive à l’intersection, on hésite passer par le chemin barré et gagner quelques mètres de dénivelé ou passer par la trace, on décide de prendre le chemin barré, quelques flaques et un arbre ou deux sur le chemin qu’on contourne nous font dire que nos amis ont bien forcé le trait.

Les Chemins écorchées.

Un peu plus loin, le chemin est vraiment coupé par plusieurs arbres tombés et enchevêtrés, il y a bien un chemin de fortune, mais le faire en portant son vélo-cargo, c’est un challenge. On tente le premier passage qui se fait sans trop de problèmes, le deuxième passage, on passe les vélos par-dessus les arbres après avoir coupé quelques branches, le troisième il n’y a pas le choix, il faut prendre le chemin de fortune, avec le poids du vélo, je m’enfonce dans la boue et je sens l’eau rentrer dans mes chaussures. Tout ce que je déteste… Puis je retourne aider Charlotte qui a du mal à porter son vélo. Au passage, elle a arraché la cage du porte-bagage contre une branche… On sort enfin de ce bourbier, et on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de suivre la trace initiale…
Point positif : le soleil fait son retour et il ne pleut plus vraiment. Youpiiiii.

Je refixe la cage avec quelques colliers en plastique, on arrive enfin à mi-parcours.
Le soleil est toujours là et les nuages se dissipent, c’est le moment de s’arrêter et de faire sécher les affaires, le reste de la trace est plutôt sur un bon profil descendant avec de belles pistes larges et roulantes ce qui me permet de prendre Snatch sur l’omnium.
On finit de rouler vers Saulieu avec une grande descente vers le finish, quel kif ! Mais le Graal sera de s’arrêter au premier bistro prendre une crêpe et une bière. Clap de fin. 🎬

PS : Snatch a trouvé bon de se faire un bain de boue avant de monter en voiture… Note pour plus tard : penser à prendre son peignoir les prochaines fois….

Le garage.

Côté matos, j’ai choisi de partir avec mon Omnium Minimax fraîchement monté.
Côté bagagerie, le setup est composé de la manière suivante : Sacoche de selle Apidura de 14L remplie à un peu plus que la moitié, sacoche full-frame Apidura de 7.5L, deux food pouch de chez Décathlon pour transporter les bidons avec en plus une flasque de trail, une sacoche top tube de feu Helmut Equipement et une sacoche de cintre de chez Miss grape/Pedaled.

Le vélo de Charlotte est un Surly Straggler avec un savant mélange de transmission route et VTT pour avoir un tracteur qui grimpe aux arbres. J’avais acheté une paire de roues il y a un peu plus d’un an, c’était l’occasion parfaite pour les sortir, restait à trouver des pneus autre que des slick qu’elle a actuellement, vu le temps les derniers jours et les prochains à venir ça risquait de n’être pas terrible pour une première expérience en Gravel. Après plusieurs tentatives chez des bouclards, j’ai trouvé des pneus de VTT de 27.5” en 2” de large. Ne reste plus qu’à lui monter dans le bon sens.  #rookies
Elle est équipée en bagagerie classique Helmut Equipement sur les porte-bagages, complété par un drybag sur une cage et la classique sacoche de cadre, top tube ainsi qu’une hip pouch Mero Mero transformé en sacoche de guidon. La tente est posée sur le rack avant pour optimiser au mieux les charges sur le vélo. Et voilà !

Véritable "Outdoor Enthusiast" comme ils disent si bien. 📷Photographe et passionné de micro-aventure, je découvre avec bonheur sur le tard le bikepacking et le monde du Gravel. 🚴🏻‍♂️

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